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26
septembre
2016

Faire de son mieux, oui mais avec ce qu'on a...

Le 26 septembre 2016 dans la catégorie Conseils du coach
Faire de son mieux, oui mais avec ce qu'on a...
Conseils du coach

Halte à la dictature du rendement maximum! Les « il faut », « je dois » suivis d'injonctions de faire, sans possible remise de peine, sont autant de petites blessures que l’on s’inflige intérieurement. Le lâcher-prise est un art qui se cultive. Un des moyens les plus sûrs pour arriver à un résultat satisfaisant, c’est la bienveillance. Et si on essayait, tout simplement. Faites aujourd’hui de votre mieux, avec ce que vous avez, et ne soyez plus si dur envers vous-mêmes.

Qui n’a pas pris une résolution en ce mois de rentrée (arrêter de fumer, manger plus de légumes, appeler plus souvent ses amis…) et constate avec effrois que le mois n’est même pas terminé que nous avons déjà failli plusieurs fois à notre promesse ? Un sentiment de raté, de gâchis vient embrumer alors notre esprit. Mais le vrai gâchis n’est pas celui qu’on croit. Notre petit juge intérieur est le plus souvent un bourreau intransigeant. Alors comment l’apprivoiser et le transformer en coach bienveillant ?

Le coach bienveillant est notre Mère intérieure[1], celle qui nous aime peu importe nos erreurs. C’est la voix qui nous félicite d’avoir essayé, qui nous pousse à nous relever pour recommencer… ou à prendre le temps pour se soigner. C’est de pouvoir se dire qu’on a fait du mieux qu’on a pu, et qu’on fera mieux demain… ou pas, et qu’on est pas une mauvaise personne pour autant.

Vous veniez d’entamer une cure détox et vous avez craqué sur une pizza quelques jours après ? Peut-être était-ce la fin d’une longue journée difficile, peut-être que cette pizza, tout aussi factice que soit les effets de la combinaison sucre-graisse, a joué le rôle de doudou et vous a apporté un bref apaisement. Cela ne veut pas dire que vous êtes incapable, vous pouvez reprendre demain, ce n’est qu’un caillou sur la route.

Après les traitements, vous vous êtes juré de revenir le plus vite possible au travail mais vous n’arrivez pas à trouver la force de reprendre « comme avant » ? Pourquoi tant d’intransigeance envers vous ? N’avez-vous pas bravé la tempête ? Votre attention tout entière a le droit de porter sur votre guérison. Avancez pas à pas. Voyez si vous pouvez éventuellement aménager un retour en douceur (avec  le mi-temps pour raison médicale, par exemple). Ce n’est pas pour rien que le troisième accord toltèque « Faites toujours de votre mieux » s’explique ainsi : Votre “mieux” change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger avec sévérité.

Voici quelques petites questions que vous pouvez garder à l’esprit :

- qu’ai-je envie d’accomplir aujourd’hui/cette semaine/ce mois-ci ?

- quel est mon degré de motivation sur une échelle de  à 10 pour atteindre mon objectif ?

- à combien j’évalue la faisabilité de la tâche ? (reality check : ai-je le temps, l’énergie… nécessaires ?)

- quels signes de reconnaissance vais-je m’octroyer pour chaque pas accompli ? (tenir un carnet, réciter une intention à un moment précis de la journée, il ne s’agit pas nécessairement d’une prière, mais plutôt d’une intention à son Moi intérieur)

- est-ce que de ne pas avoir mon but en x temps est un réel échec ? Comment ai-je déjà progressé ?

- qu’ai-je déjà accompli dont je me félicite ?
 
A vous de compléter la liste, mais souvenez-vous des sages paroles d’Helen Keller, cette sourde aveugle et muette qui ne regretta pas un instant des moments vécus :

« Quand nous faisons du mieux que nous pouvons, nous ne savons jamais quel miracle s’accompli dans notre vie, ou dans la vie d’un autre. »
 
 




[1]Au sens archétypal dans son aspect positif, c.à.d. que « L’archétype de la mère a deux aspects : elle est en même temps aimante et terrible. Dans son aspect positif, l’archétype de la mère a été associé à la sollicitude, la sagesse, la sympathie, l’élévation spirituelle, les instincts secourables, la croissance et la fertilité », In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.9, 1ère partie, 2nd ed., Princeton University Press, 1968, 451 p. (p. 81-84), (§156-160), ), & Jung, LES RACINES DE LA CONSCIENCE, Buchet Chastel, Paris 1971, (p.96-100)