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15
décembre
2016

Les employeurs démunis face aux retours après une absence pour cause de cancer

Le 15 décembre 2016 dans la catégorie Administratif & Droits
Les employeurs démunis face aux retours après une absence pour cause de cancer
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De plus en plus de personnes actives doivent s'absenter pour un temps plus ou moins long pour cause de cancer, et c'est bien normal. Lorsqu'elles sont prêtes à revenir, l'employeur ne sait pas toujours comment réagir. Faciliter le retour au travail de la personne après sa maladie, c'est faire preuve d'un management humain, mais aussi éclairé. Après une telle épreuve, le salarié soutenu et encouragé par son management, sera reconnaissant et plus fort pour se reconstruire. Alors quel accompagnement? Coaching, adaptation des tâches, diminution du temps de travail?...

En octobre dernier, l'asbl Pink Ribbon lançait les "Pink Monday" pour sensibiliser sur la question des initiatives des entreprises en faveur d'un retour au travail adapté pour leurs employées après un cancer du sein. 
La question s'étend à tout type de cancer par ailleurs. 

Voici un article paru dans Le Soir le 15/10/16

Cancer du sein: les employeurs démunis

Les absences pour cancer du sein provoquent tension et improvisation dans nombre d’entreprises. La campagne de sensibilisation « Pink Monday » et une charte éthique visent à améliorer les pratiques sur le lieu du travail.

C’est un triste constat : l’entreprise ne fixerait pas assez, voire aucun accord pour chercher à atténuer les conséquences d’une absence prolongée d’une collègue atteinte d’un cancer du sein et faciliter sa reprise du travail. La communication et l’information ne sont pas structurées. Pour y remédier, l’asbl Pink Ribbon a lancé la campagne de sensibilisation « Pink Monday » pour les employeurs, les (ex-)patientes, leurs collègues, les professionnels des soins de santé et les proches des (ex-)patientes atteintes du cancer du sein.
 
D’après une étude récemment consacrée aux problèmes ressentis lors de la reprise du travail après un cancer du sein, il semble que les patientes et ex-patientes concernées se sentent insuffisamment encadrées par leur employeur. Une nouvelle étude, menée cette fois auprès d’un échantillon représentatif de 850 employés et 150 responsables des ressources humaines, montre que 1 collègue sur 3 a l’impression de se retrouver seul et de devoir improviser en cas d’absence prolongée d’une collègue atteinte d’une longue maladie, tel un cancer du sein. Les répondants affirment que la situation est source de tensions internes et de charge de travail accrue.
 
Les employés constatent également que la communication avec leur collègue malade et leur employeur se déroule difficilement. Un tiers ne sait d’ailleurs pas exactement qu’attendre de la collègue souffrant du cancer du sein pendant son absence. Une proportion identique affirme qu’après un certain temps, on ne parle plus guère de la collègue malade du cancer du sein. Elle prétend que l’absence prolongée et la hausse de la charge de travail finissent par susciter l’irritation et atténuer la bienveillance envers la collègue malade.
 
L’impact du cancer du sein sur la vie professionnelle du malade n’est pas à sous-estimer. Les études montrent qu’une information et une communication claires entre l’(ex-)patiente, ses collègues et l’employeur peuvent faire une grande différence. Près d’un collègue sur quatre reconnaît toutefois que les (ex-)patientes se sont senties insuffisamment accompagnées et encadrées à leur reprise du travail. En outre, elles ont ressenti un manque de souplesse de la part de l’employeur. Selon la moitié des personnes interrogées, les collègues convalescentes ont dû trop vite et trop tôt revenir au business as usual .
 
«  Les entreprises manquent de connaissances et d’informations pour accompagner efficacement les (ex-)patientes atteintes du cancer du sein, tant durant le diagnostic initial que le traitement, la convalescence et la reprise du travail. C’est pourquoi nous mettons en place le Pink Monday. Le lundi est généralement le premier jour de reprise du travail par les (ex-)patientes atteintes d’un cancer du sein. Dès lors, tous les lundis d’octobre et de novembre sont qualifiés de Pink Monday. Ce jour-là, les entreprises sensibiliseront activement leur personnel en faveur d’une meilleure communication et d’un dialogue renforcé sur le cancer du sein  », commente Bettina Geysen, directrice de Pink Ribbon.
 
Moins de la moitié des managers RH ayant participé à l’enquête confirment que leur entreprise est suffisamment préparée pour amortir les conséquences d’une absence de longue durée et améliorer les conditions de reprise de travail des collègues ayant (eu) un cancer du sein. Dans 60 % des entreprises, aucun contact régulier n’est pris avec le travailleur malade. Dans 40 % des cas, il est supposé contacter lui-même la société et ses collègues. Un manager des ressources humaines sur trois reconnaît être insuffisamment informé de l’évolution du cancer de la collaboratrice et averti trop tardivement de son retour au travail. La moitié ne sait pas exactement que faire pour réintégrer cette collaboratrice après sa convalescence.
 

«  La signature de la charte éthique, rédigée par Pink Ribbon avec la FEB, est une étape importante dans la conscientisation des entreprises sur la problématique du cancer du sein. Nous nous engageons dès lors à exécuter les recommandations de la brochure Pink Monday et à encadrer les collaboratrices ayant (eu) un cancer du sein de façon optimale au moment de reprendre le travail. Aujourd’hui, nous faisons le premier pas et organisons une House of Beauty par laquelle nous cherchons à collecter des fonds supplémentaires pour la campagne Pink Ribbon et à conscientiser tous nos collaborateurs sur la problématique du cancer du sein en milieu professionnel  », conclut Franck Besnard, General Manager Benelux de The Estée Lauder Companies, partenaire de l’opération.


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